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Économie |
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Région monodépartementale, La Réunion, malgré un rythme de développement économique et social exceptionnel reste marquée par la période coloniale et une économie de comptoir.
L'économie de l'île est dominée par la culture de la canne à sucre (51 % de la surface agricole utile). Cependant, cette activité doit non seulement affronter une importante concurrence internationale, mais également celle du sucre de betterave. Pour tenter de faire face à ces deux difficultés, la Réunion a entamé un programme de modernisation et de restructuration de ses installations de raffinage de sucre. Cependant, signe des obstacles de ce programme, les superficies consacrées à la culture de canne à sucre ne cessent de diminuer. Les principales autres productions agricoles sont la vanille et les essences de parfum (vétiver, géranium). Là encore, les difficultés sont grandes, en particulier pour la vanille, qui a dû affronter l'introduction et le développement de la vanille artificielle. Le géranium, le café et le thé sont également cultivés à la Réunion.
Le tissu industriel réunionnais reste faible : composé exclusivement de PME travaillant dans l’import substitution, surtout dans l’agro-alimentaire. L'essentiel de l'activité industrielle consiste dans la transformation des produits agricoles, en particulier de la canne à sucre avec des raffineries de sucre (plusieurs ont fermé durant les dernières années) et des rhumeries. L'insularité et l'éloignement de la métropole entravent le développement de l'économie locale. Au niveau du commerce extérieur les importations atteignent 13 070 MF alors qu’à l’export le chiffre se situe à 953 MF.
La Réunion mise beaucoup sur le tourisme, mais, à la différence d'autres départements insulaires français, elle ne peut compter sur la proximité de pays riches détenant une clientèle potentielle; son essor repose donc essentiellement sur les flux en provenance de métropole.
Les transferts nationaux et les fonds structurels communautaires contribuent fortement à l’amélioration matérielle des conditions de vie (aide sociale, santé, éducation...) et des infrastructures, mais leur poids font de La Réunion une île sous perfusion. La réalité économique ne peut se réduire à des indicateurs statistiques. La Réunion crée des emplois et la stratégie export, actuellement soutenue par l’État, est sans doute un des leviers qui permettra de compenser l’étroitesse du marché local.
Trois secteurs sont sources d’emplois : celui de l’économie concurrentielle, dynamique en dépit de l’insularité (le PIB à La Réunion progresse plus rapidement qu’en métropole) ; celui de l’économie tertiaire qui doit répondre aux besoins d’une population de 650 000 habitants, sous deux formes : les services et la consommation (induits en partie par les transferts sociaux) ; enfin une économie alternative de proximité grâce aux emplois aidés. Ces trois secteurs ne peuvent cependant enrayer la progression d’un taux de chômage qui se situe actuellement autour de 31 % de la population active (aux normes du Bureau International du Travail).
L’économie réunionnaise crée globalement 2.000 emplois chaque année auxquels s’ajoutent le millier existant qui se renouvelle. En face de ces 3 000 emplois, il faut considérer les 7 000 jeunes sortant annuellement du système éducatif à la recherche d’un travail. Voici les données du problème.
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